BREXIT : la fin de l’histoire ?


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Les faits :

Rejet massif de l’accord proposé par Theresa May avec 432 voix contre (dont 118 venant de son parti) et 202 voix pour. Mais renouvellement de la confiance du Parlement par 325 contre 306. Selon un sondage réalisé le 16 janvier par YouGov, une société de sondages par internet, les britanniques voteraient à 56% en faveur d’un maintien de leur pays dans l’Union européenne.


Mon décryptage :

L’incertitude reste totale : sortie du Royaume-Uni sans accord, nouvelles élections législatives, nouveau référendum, nouvel accord d’union douanière, maintien dans l’Union européenne ?


Prochaines étapes : T. May doit proposer un plan B lundi sur lequel le Parlement britannique se prononcera le mardi 29 janvier. Il reste 10 semaines avant le 29 mai, date officielle de sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne. Autant dire qu’un délai sera inévitablement demandé. Le chaos ne semble pas le plus probable puisque personne n’en veut. Mais en 17 mois, les politiciens britanniques n’ont pas réussi à se mettre d’accord.


La Cour de justice européenne donne la possibilité aux britanniques de révoquer leur notification de se retirer de l’Union européenne avant la date limite du 29 mars prochain. Dans ce cas, c’est comme si l’article 50 du traité de l’Union européenne n’avait pas été activé par les britanniques et le processus de sortie serait annulé.


Ils peuvent aussi demander à l’Union européenne un délai qui doit être accepté à l’unanimité par les 27 membres de l’Union européenne. Cela semble acceptable si ce délai est motivé par une raison valable : un nouveau référendum ou de nouvelles élections.


Il faudrait aussi que ce délai soit compatible avec les échéances électorales européennes. Les élections européennes ont lieu entre les 23 et 26 mai avec la première session du nouveau parlement européen début juillet.


Mais pour éviter une crise majeure, les européens pourraient accepter de laisser plus de temps aux britanniques pour trouver enfin une solution.


Ma recommandation :

La livre sterling a progressé juste après le refus de l’accord de sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne. Une livre s’échangeait à 1,14€ le lendemain du vote au lieu de 1,11 avant soit une progression de 2,7%. C’est le signe que les marchés financiers n’anticipent pas de sortie brutale sans accord. Aucune recommandation devant une telle incertitude politique autrement que de s’abstenir de tout pari.







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